gratin de pommes de terre et côtes de bettes


Cette recette est un peu la contraction de deux plats, le gratin dauphinois et le gratin de côtes de bettes à la béchamel ou dite "en sauce blanche". Je pensais d'abord proposer le deuxième sur le blog. J'avais même réaliser les photos, mais ces dernières n'étaient pas réussies et l'article est tombé aux oubliettes. Et puis je me suis dit que j'aimerais quand même bien que le gratin dauphinois figure sur le blog. Cet incontournable de la cuisine française fait figure d'accompagnements type de bien des menus de bistrot et de mariages et il faut avouer que bien réalisé, c'est délicieux ! Oui mais voilà, on se retrouve parfois avec 3 tranches de pommes de terre qui flottent au milieu de 6 hectolitres de sauce blanche...sans compter sur le fait que ça peut être assez lourd. La côte de bette permet de l'alléger et les légumes verts se marient très bien avec les pommes de terre.

Et puis le problème de proposer du gratin dauphinois, c'est que dès qu'on en publie une recette, il se trouve toujours des gens pour nous dire que le vrai gratin dauphinois n'a pas de crème, pas d'ail, pas de muscade etc...bref tout ce qui pour moi fait que le gratin est bon. Car j'en ai réalisé un une fois uniquement avec du lait. C'était sec à crever.

Une chose en revanche sur laquelle je suis d'accord, c'est qu'un vrai gratin dauphinois ne contient pas de fromage. Par contre j'y met volontiers de l'ail et un peu de muscade. Quant à la crème, déculpabilisez vous, car à l'origine, le lait qu'on utilisait dans la recette était du lait entier, cru donc très riche avec une bonne part de crème présente naturellement sur le dessus. De nos jours, ajouter donc un peu de crème au lait n'est pas du tout en contradiction avec le plat original. Et puis quand bien même, les recettes sont faites pour évoluer si cela les bonifient ! Pour éviter cependant d'être maudite sur 8 générations, l'intitulé de la recette ne contient pas le mot "dauphinois". Courageuse, mais pas téméraire comme on dit...



(Pour 4-6 personnes)


1,1 kg de pommes de terres farineuses

700 g de côtes de bettes

3 dl de crème

4 dl de lait

1/4 c. à c. de muscade râpée

2 gousses d'ail écrasées

10 g de beurre

2 c. à s. d'huile d'olive


sel, poivre








Peler les pommes de terres, les couper en tranches de 2-3 mm d'épaisseur. Les placer dans une casserole. Mouiller avec le lait, la crème. Ajouter la muscade ainsi qu'une gousse d'ail écrasée. Saler et poivrer et faire cuire pendant 10 minutes à petits bouillons sans couvrir. Eteindre le feu et réserver sur un coin de la cuisinière.

Pendant ce temps, laver soigneusement et préparer les côtes de bettes. Séparer les côtes des feuilles. Couper les côtes en petits dés. Emincer plus grossièrement les feuilles. Faire chauffer l'huile au fond d'une poêle et faire revenir la seconde gousse d'ail. Faire tomber les côtes sur feu fort pendant environ 10 minutes en remuant bien. Saler. Ajouter les feuilles, rectifier l'assaisonnement. Poivrer généreusement et poursuivre la cuisson encore 5 minutes.

Préchauffer le four à 200° chaleur tournante. Beurrer généreusement un plat à gratin. Déposer une première couche de pommes de terres. Ajouter la tombée de côtes de bettes. Recouvrir du reste de pommes de terre en versant le reste du liquide. Enfourner pour 40 minutes. C'est le mélange de lait et de crème épaissi avec l'amidon de la pomme de terre qui va lier le tout et gratiner sur le dessus.

Ce plat se suffit à lui même avec une salade verte et des rondelles de radis. Mais si vraiment vous voulez ajouter de la viande, sachez qu'il accompagne à merveille un jambon à l'os ou une saucisse à rôtir.

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