beignets de fleurs de sureau


Je n'ai quasiment jamais mangé de beignets de ma vie. Les premiers que j'ai goûté ça devait être les churros huileux et rances de la Fête de Vendanges de Neuchâtel. Et je ne pense pas forcément en garder un bon souvenir. En revanche, je me souviens une fois d'en avoir goûté un absolument fabuleux dans un restaurant asiatique à base de glace. Oui oui vous avez bien lu. Une glace tendre, mais pas fondue et bien froide avec une enveloppe chaude et croustillante. Une prouesse dont encore aujourd'hui je me demande comment elle a été réalisée. D'ailleurs, je pense que les meilleurs beignets que j'ai pu mangé ça devait être dans les restaurants asiatiques justement, car pour seul dessert, ils proposent souvent des beignets à base de quartiers de banane ou d'ananas. Là encore ça reste plutôt rare, car étant plutôt un bec salé de base, j'aurais tendance à préférer les beignets de crevettes aux beignets de fruits !


Depuis que j'ai vu dans Les Carnets de Julie, qu'on pouvait réaliser des beignets de fleurs, je voulais absolument réaliser des beignets de fleurs de sureau pour le blog. Les plus connus sont à base de fleurs d'acacias ou de glycine, mais j'étais sûre que le côté floral du sureau ferait des merveilles dans une pâte à beignets. Restait à dénicher lesdites ombrelles, car les sureaux du jardins sont pour l'instant trop petits. Ces arbres pullulent dans la campagne vaudoise et on les reconnaît des loin grâce à leur nombreuses inflorescences blanches. Les cueillir ne fut cependant pas aussi aisé que j'avais pensé. Soit ils se situaient dans un lieu escarpé ou alors derrière la clôture électrifiée d'un pâturage. Ou encore ils étaient entourés d'un champs d'orties...J'ai finis par en dénicher un qui m'a laisser volontiers de délaisser de quelques fruits, car il ne faut jamais oublier d'en laisser pour les insectes butineurs et la faune sauvage. Le résultat est excellent. S'il vous reste de la pâte, n'essayez pas de réaliser des beignets de pommes avec, car expérience faite, cette dernière est trop fluide pour adhérer aux quartiers !



(Pour une quinzaine de beignets)


15-20 ombrelles de sureau


120 g de farine blanche

30 g de sucre

1/4 de c. à c. de sel

1 gros oeuf

1 dl de lait

0,75 dl de bière

1 c. à s. de rhum


sucre glace

huile pour la friture






Cueillir des ombrelles de sureau. Celles avec les étamines pleines de pollen seront les plus odorantes. Laisser les fleurs reposer au besoin pour laisser le temps aux insectes de s'envoler. Au besoin les secouer un peu, mais ne surtout pas les laver. Les cueillir avec une partie de la tige pour les manger plus facilement, mais laisser cette dernière de côté au moment de la dégustation, car elle est coriace et un peu amère.

Mélanger le sucre avec la farine et le sel, verser l'oeuf le lait et mélanger en une pâte homogène. Détendez l'appareil avec la bière et le rhum. Faire chauffer un bain de friture à 160°. Si vous n'avez pas de thermomètre, verser une goutte de pâte dans l'huile, celle-ci doit grésiller.

À l'aide de la tige, plonger les fleurs de sureau une à une dans la pâte à beignets, puis les faire frire env. 3-4 minutes d'un seul côté par petites portions. Lorsqu'ils sont dorés, débarrasser les beignets sur du papier absorbant puis les disposer sur un plat de service. Saupoudrer généreusement de sucre glace et servir aussitôt.

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