tagliatelles au gorgonzola, au kale et aux noix

Dernière mise à jour : 1 mars 2021


J'adore les marchés. J'adore y déambuler, j'adore les photographier. Lorsque je pars en vacances, c'est un but en soi aussi bien qu'une attraction touristique et une des première chose que je visite en arrivant. Il n'y a pas mieux pour prendre le pouls d'une culture, respirer les odeurs, regarder comment les gens s'habillent et interagissent. Je me souviens des piments séchés au soleil de Kota Bahru en Malaisie, des étalages de poissons à Rangoon, des pyramides de mangues en République dominicaine, des poulets en cage à St-Pierre de la Réunion et des sachets d'épices du quartier de Lapa à Rio de Janeiro. Il y a tant à voir, à entendre et à sentir. Tous les sens sont mis à contribution, pour repérer ici une huile spéciale, ici un légume jamais vu, ici une brochette de calamars rôtis. Si vous vous lancez dans la photographie de voyage, commencez par un marché, car ce sont des lieux qui ne trichent jamais. L'authenticité ne se regarde pas, elle se vit et en l'occurence il n'y a rien de plus vivant qu'un marché.

L'Europe n'y fait pas exception et nos étals nous sont fortement envié par une grande partie de la population Nord-Américaine qui n'a depuis longtemps plus l'occasion d'aller à la rencontre de ses producteurs de proximité...pour peu que cela existe encore là-bas.

C'est peut-être pour cette raison que les livres de Mimi Thorisson y sont si populaires. Le cliché suranné du petit vieux avec son filet à commission déambulant dans des rues pavées, des poireaux sortant de son panier et une baguette de pain sous le bras a la vie dure, tout comme les cageots de bois débordants de fruits et de légumes et les commerçants qui apostrophent les passants... Ça a parfois un côté rassurant de se dire que les choses ne changent pas tant que ça... Pour notre part, nous allons au marché une fois par semaine pour y faire le gros de nos courses. Nous avons nos petits rituels, que ce soit à Neuchâtel ou à Yverdon. Samedi, c'est dans ce dernier que nous nous sommes rendus. Nous commençons toujours par faire le plein de légumes. Nous nous arrêtons aussi chez Delley pour des poissons du lac et quelques conseils avisés. Nous lorgnons attentivement sur le stand de la famille Chézeaux pour dénicher farines et céréales anciennes. Comme nous ne déjeunons pas toujours, l'on s'arrête de temps en temps chez la vendeuse d'accras. Ceux à la morue ou aux crevettes ont nos faveurs, et comme elle commence à nous reconnaître, elles nous en glissent toujours quelques uns en plus dans le sachet. Mais ce jour au marché, c'est un superbe bloc de gorgonzola crémeux au stand italien qui a retenu notre attention. On en a profité pour prendre aussi leurs fabuleuses tagliatelles fraîches. Un peu de chou kale, quelques noix et le tour était joué !


(Pour 4 personnes)


600 g de tagliatelles fraîches

300 g de chou kale

250 g de gorgonzola crémeux

2 poignées de noix

0,5 ml de crème

1 c. à s. d'huile d'olive


sel, poivre











Retirer les tiges coriaces du chou kale, détailler en fleurettes. Faire chauffer l'huile dans une poêle. Y faire revenir le chou kale. Saler, poivrer. Découper le gorgonzola en petits cubes, réduire le feu et faire fondre tout doucement dans la poêle avec la crème pour obtenir une sauce onctueuse. Ne pas trop chauffer pour ne pas que ça réduise. Rallonger d'un peu d'eau si besoin. Porter à ébullition une casserole d'eau bouillante salée. Y faire cuire les tagliatelles al dente. Bien égoutter, puis ajouter dans la sauce au gorgonzola. Concasser grossièrement les cerneaux de noix. Ajouter à la sauce, bien mélanger, servir aussitôt !

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