marmelade d'orange amère

Dernière mise à jour : 1 avr. 2020


Cette recette a bien failli ne jamais voir le jour. Raison pour laquelle elle est publiée avec un peu de retard, car la saison des oranges amères se situe plutôt en janvier et février, même si on en trouve encore quelques tardives sur les marchés. La marmelade d'orange amère, c'est un peu comme le cenovis, soit on aime soit on déteste. Généralement la question est assez tranchée chez les gens et chez nous cela ne fait pas exception : Benjamin n'en mange pas et moi il s'agit d'une de mes confitures préférée ! Pour distinguer facilement les oranges amères des autres oranges, rien de plus facile, il suffit en un coup d'oeil de visualiser les plus moches du lot. Ces dernières on une peau en effet plutôt grossière et irrégulière. Si vous en coupez une en deux, vous accédez à une pulpe très amère et bourrée de pépins, raison pour laquelle la confiture est pratiquement la seule recette qui permet d'accommoder ces fruits.

Et s'il m'a fallu un peu de temps pour la mettre en ligne, c'est à cause d'un trou, d'un champ et de quelques flocons de neige...Comme quoi le Versé, et dans un sens c'est plutôt chouette, n'a pas fini de me réserver quelques surprises.

Ça a commencé par une magnifique journée. Une journée de congé d'abord, cela va s'en dire. Avec un beau soleil et, quasiment un miracle cette année, un peu de neige ou plutôt l'enneigement parfait. A savoir suffisamment abondant pour saupoudrer joliment la nature environnante, mais pas suffisamment épais pour recouvrir la route et me bloquer pour la journée à la maison. Faisant partie d'un petit hameau de quelques maisons à peine, le déneigement est pour ainsi dire plutôt anecdotique dans le coin. C'est donc à une heure assez matinale de la journée que je prendS ma petite voiture pour faire quelques courses rapides avant de me lancer dans la séance photo à proprement dite, galvanisée par des conditions de luminosité naturelle assez idéale...Dix mètres, c'est plus ou moins ce qu'il m'a fallu pour caler misérablement sur le chemin agricole qui part de la maison. Coincé dans une monstre congère qui devait faire au moins une trentaine de centimètre de profondeur. Paraît qu'il y en a toujours une à cette endroit et que c'est bien connu des gens du coin. Apparement quelqu'un avait dû oublier de me prévenir. Plus moyen d'avancer ni de reculer, la grosse poisse en somme. Après des tentatives de déneigement plutôt pitoyables et pour ainsi dire, relativement infructueuses, j'ai dû me résoudre à laisser ma voiture dans le champ et à rentrer chez moi contempler ma voiture de mon balcon. Je n'ai été dégagée que 3h plus tard grâce à mes gentils voisins et la jeep de leur ferme, mais les conditions idéales de luminosité étant déjà dépassée, c'est ce qui m'amène à vous présenter cette recette un peu plus tard que prévu.



(Pour une petite dizaine de pots)


1,2 kg d’oranges amères bio

1 jus de citron

2 l d’eau

2,250 kg de sucre blanc













Commencer par peler à vif les oranges. Découper un chapeau en haut et en bas, puis en glissant un couteau du haut vers le bas, prélever de larges bandes d'écorces. Réserver ces dernières. Couper le reste de la chaire en rondelles, prélever précieusement tous les pépins puis hacher grossièrement le reste de la pulpe ainsi que les peaux blanches qui compartimentent les quartiers. Emincer très finement l'écorce ainsi que les chapeaux prélevés sur les oranges (enlever juste l'oeil central qui rattachait l'orange à la branche). Mettre la pulpe ainsi que les zestes dans un grand saladier. Placer tous les pépins dans une gaze bien fermée et ajouter au saladier. Recouvrir avec l'eau. Laisser reposer 12h.

Le lendemain, verser le contenu du saladier dans une casserole avec le jus de citron et laisser cuire à feu moyen pendant environ 2h en couvrant la casserole à demi pour laisser s'évaporer l'excédent d'eau.

Ajouter le sucre, bien mélanger, porter à ébullition à nouveau, puis cuire à petits frémissements une trentaine de minutes. Remuer régulièrement en s'assurant que la marmelade n'attache pas au fond. Lorsque la confiture est prise (une goutte déposée sur une assiette froide ne doit plus couler). Récupérer la ballotine contenant les pépins. À l'aide d'une louche et d'un entonnoir à confiture, verser le mélange dans des pots propres et stérilisés 10 minutes à 160° au four. Bien essuyer le pas de vis en cas de coulures. Fermer les pots et laisser refroidir.

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