kouglof


Il existe au fin fond de l'Alsace, dans un petit village au nom imprononçable de Niedermorschwihr, une véritable mère Noël. Son arrière-grand-père déjà confectionnait toute sorte de cadeaux gourmands dans la boutique qui porte son nom. Il paraissait évident qu'un jour, son arrière-petite-fille prendrait le relai, et de quelle manière ! Son atelier regorge de confiture, chocolats, et autres pâtisseries alsaciennes renommées comme le stollen, le pain d'épices et bien sûr sa pièce maîtresse, le kouglof ou plutôt Kougelhopf comme on le nomme en Alsace. Cette dame, le grand cuisinier Thierry Marx l'appelle « la Fée » Christine Ferber. Et quand on connaît un peu le personnage, on comprend que ce nom n'a rien d'usurpé. Car Christine, au milieu de ses bassines en cuivres et de ses moules traditionnels fait de miracles. Jugez plutôt, le pâtissier Pierre Hermé a déclaré qu'elle confectionnait les meilleures confitures du monde. Elle se retrouvent à la carte des plus grands palaces et restaurants, de Alain Ducasse à la maison Troisgros en passant par le Crillon et le George V...On chuchote même que Brad Pitt en personne aurait sauté dans un avion pour la rencontrer. Et pourtant, la timide Christine garde cette allure de gentille tante à confiture, parlant d'une voix douce et posée. Racontant l'histoire de la gourmandise au milieu de son atelier magique aux senteurs sucrées.


Quand j'ai recherché une recette emblématique de Noël, réaliser une recette de Christine Ferber m'a paru comme une évidence. Et pourquoi pas un kouglof, alors même que je n'avais jamais goûté cette spécialité. Je possède un magazine où Christine nous livre la recette de son grand-père. Je ne m'attendais pas forcément à un résultat impeccable du premier coup, car je sais que les pâtissiers aiment parfois garder leurs petits secrets. Pardon Christine, car le résultat fut absolument incroyable. Contre toute attente, la fragile pâte à kouglof est montée comme une montgolfière pour obtenir une brioche à la texture parfaite, infiniment filante et moelleuse. Pour le coup, j'ai juste rajouté un peu plus de raisins secs. Les invités du jour n'en ont fait qu'une bouchée. Je dois dire que cela faisait un moment que je n'avais plus