chaussons aux pommes et aux coings


Pourquoi j'aime la cuisine ? Parce que c'est vrai, à y réfléchir, c'est avant tout un besoin naturel de manger. Juste remplir son estomac pour faire marcher la machine. Certains s'en accommodent très bien d'ailleurs, d'ingurgiter de la nourriture dans un but uniquement utilitaire. Et pourtant, cuisiner c'est avant tout un acte d'amour. D'abord parce que la fonction de nourricière, au même titre que la maman qui donne le sein, est une image quasi sacrée. Celui qui donne à manger est aussi celui qui prend soin, qui protège. A y réfléchir, préparer un repas ça demande du temps et on y met souvent beaucoup de nous même...On choisit d'abord le menu. On ne manque pas de se rappeler que untel n'est pas fan du lapin, intolérant au lactose, végétarien ou surveille sa ligne. On arpente les allés du (super)marché, on choisit les meilleurs produits, on réserve sa viande chez le boucher où au passage on grappille quelques conseils. On dresse une jolie table, on y met de la bienveillance, de l'attention.

Dans n'importe quelle culture, le fait d'offrir de quoi se sustenter à son hôte est un acte profondément symbolique d'accueil et de respect. Ainsi au Moyen-Orient on vous offrira une datte, en Amérique du Sud on tuera peut être un poulet. En Europe on proposera plutôt à boire et on sortira sa plus belle vaisselle. Ainsi on ne cuisinera pas la même chose si l'on invite son patron pour une augmentation, si on réunit de vieux potes de lycée ou si on cherche à impressionné le nouveau Jules de notre meilleure amie qui a tendance à un peu trop la ramener.

S'il me venait à devoir accueillir quelqu'un à l'heure de l'apéro, je choisirais invariablement un petit assortiment de fromage et de charcuterie du pays, avec quelques légumes au vinaigre ou à l'huile et de belles tranches de pain de campagne. Si en revanche, la rencontre venait à avoir lieu à l'heure du goûter, alors j'espère que j'aurais justement une de ces fournée de chaussons à sortir encore tiède du four...une vraie part d'amour à eux tout seuls !



(Pour une dizaine de chaussons)


250 g de pâte feuilletée pur beurre

2 coings

2 pommes à cuire

2 dl d’eau

1 c. à s. de sucre roux

1 petit œuf battu











Peler les coings, les couper en petits cubes, verser l’eau et le sucre, cuire à petit feu, à couvert, pendant environ 1h en mélangeant de temps en temps. Réduire en purée à l’aide d’un mixeur plongeant.

Peler les pommes, couper en brunoise. Incorporer à la purée de coing.

Abaisser la pâte sur environ 2 mm. Découper des formes ovales (ici 12x15,5). Humidifier les bords avec un peu d’eau. Déposer 1 c. s. de farce en laissant 1 cm de bord libre. Sceller en pressant avec les doigt. Pour les chutes de pâtes restantes, ne pas former une boule, mais les empiler et abaisser à nouveau la pâte. Procéder ainsi jusqu'à épuisement des ingrédients.

Dorer avec l’œuf battu. Percer deux petits trous à l'arrière des chaussons. Enfourner pendant 30 minutes à 180 degrés.

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