petites brioches à l'ail des ours et au gruyère


Je n'aurais jamais pensé que l'ail des ours pouvait pousser dans un jardin. J'avais toujours considéré un peu comme une arnaque ces jardineries qui proposaient de l'ail des ours à la vente. Là où je le cueille d'habitude, c'est dans un sous-bois près d'une rivière, dans un terrain ombragé, frais et bien humide. Des conditions que je pensais difficile à reproduire dans un jardin de particulier. Et pourtant, il se trouve que depuis plusieurs dizaines d'années maintenant, de l'ail des ours pousse sans encombre dans le jardin de ma tante. Mon oncle doit même en enlever, car il envahit tout ! On est reparti du souper de Pâques, non seulement avec un bouquet généreux, mais aussi une belle troche à replanter dans notre jardin. On lui a choisis un endroit frais, sous le pommier, là où la terre est couverte de mousse. Pour l'instant la troche s'est bien implanté et l'ail refait des pousses. Reste à savoir maintenant s'il reviendra, comme n'importe quelle plante vivace, l'année prochaine ! Il faut dire qu'il complète à merveille notre jardin d'aromatiques qui ne compte pas moins d'une quinzaines d'espèces différentes.

J'adore les herbes aromatiques. Nous y avons consacré un petit bout de jardin bien ensoleillé et c'est un plaisir de les voir revenir chaque année ! À la fin de l'hiver, c'est toujours un peu l'incertitude, de se demander si ces quelques broussailles rabougries vont donner quelque chose. Et pourtant, quelque semaine après, des minuscules feuilles éclosent sur le bois gris, signe que la vie à belle et bien repris. Décidément la nature ne cessera jamais de m'épater. Outre les classique thym, estragon, menthe, etc...j'y cultive aussi des herbes moins connues comme la monarde, excellente en sirop, la rue, parfaite pour les salades, la sariette, aux délicieux accents du sud, la livèche ou ache des montagnes qui rappelle le maggi et, grâce au voisin, deux plants de grandes absinthes dont les feuilles bleutées tranchent sur le vert alentours. Quant à l'ail des ours du jardin de ma tante, on a choisit d'en farcir des délicieuses petites brioches salés, à proposer dans un brunch ou à l'apéritif. Si leur look vous rappelle quelque chose, sachez que leur tressage est directement inspiré des kanelbullar, ou brioches suédoises traditionnelles à la cannelle.


(Pour une dizaine de brioches)


250 g de farine blanche

50 g de beurre

2 c. à c. rase de sel

1,5 dl de lait

15 g de levure fraîche

1 œuf pour la dorure


50 g d’ail des ours

30 g de gruyère râpé

20 g de pignons

0,75 dl d’huile

1/2 c. à c. rase de sel





Mélanger la farine et le sel, faire un puit. Diluer la levure dans le lait légèrement tiédis. Verser le lait et la levure dans le puit. Ajouter le beurre couper en morceau. Pétrir le tout en une pâte souple et bien homogène. Couvrir d'un linge humide et laisser lever ainsi environ 1h30. La pâte doit doubler de volume. Pendant ce temps, préparer un pesto rapide. Laver et équeuter l'ail des ours. Le hacher grossièrement. Mettre l'intégralité des ingrédients dans un robot et mixer le tout. Vous pouvez ajouter les pignons à la fin, pour une texture plus ou moins lisse.


Dégazer la pâte, l'étaler en un grand rectangle. Badigeonner l'intégralité de la surface de pesto. Plier en portefeuille en rabattant la partie supérieur, puis la partie inférieur de manière à avoir un plus petit rectangle avec 3 couches. Repasser 15 minutes au congélateur.

Découper en bandes dans la longueur, twister pour faire apparaître les couches, enrouler la pâte autour de deux doigts et rabattre l'extrémité au milieu. Cette vidéo vous montre les différentes étapes. Déposer les brioches sur une plaque et les laisser lever à nouveau 30 minutes.

Préchauffer le four à 180° chaleur tournante. Dorer le brioches avec l'oeuf battu et enfourner pour 25-30 minutes. Laisser refroidir sur une grille.

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