coquelets rôtis aux clémentines et légumes racines


Ces coquelets rôtis au four font partie des recettes dont je suis fière. J'aime toutes mes recettes, c'est sûr, mais je suis obligée d'admettre que certaines ont une place particulière dans mon coeur. Souvent, c'est parce que c'est une recette de mon invention qui sort un peu de l'ordinaire à mon sens et qui met à l'honneur les produits de mon terroir. C'est le cas par exemple de mes panna cotta rhubarbe/sureau, de ma salade d'aubergines au sérac d'alpage ou encore de mes rillettes de bondelles à l'absinthe. Je suis aussi fière de ma tarte tatin pommes/romarin, tout simplement parce que le jour de la séance photo elle n'est jamais sortie aussi bien du four. J'ai quand même réussi à la casser en deux en la démoulant, mais heureusement ça ne se voit pas, ce qui me fait penser que le karma était décidément de mon côté ce jour là. De même, je suis contente de voir la panettone figurer sur le blog tout simplement parce que je n'aurais jamais pensé une fois dans ma vie pouvoir en faire un qui soit à peu près potable. La dernière catégorie, c'est celles où j'aime bien les photos, comme les oeufs brouillés à la truffe, les poires pochées au safran ou encore le granola tout chocolat. En vous racontant tout ça, je fais défiler mes recettes et je me dis qu'il y en a encore plein que j'aimerais faire figurer dans mes coups de coeur (déjà tout celles inspirées par notre proches), mais il est clair que si ça n'était pas le cas, elles ne figureraient même pas sur le blog !

J'aime ce plat, car il est original et il a un super jus ! Et comme tout le monde sait, la sauce, c'est ce qui fait tout dans un plat. Un des posts les plus important dans une brigade, c'est bien le saucier. Et s'il voit les gens ramasser le reste au fond de leur assiette avec un doigt ou un bout de pain, c'est qu'elle est réussie ! Car oui, contrairement aux idées reçues, saucer est permis - n'en déplaise à Madame de Rotschild - et même encouragé !

Et pourtant, il faut savoir que cette recette fut initialement un loupé. Conçu pour un repas de famille décontracté, je me suis retrouvée à la fin de la cuisson avec des légumes encore quasiment cru ! La faute aux coquelets à qui il faut moins de temps pour être bien juteux. Avec le recul c'était prévisible, mais sur le moment je pensais que ça allait le faire...Ça ne peut pas marcher à tous les coups, mais en ce qui concerne cette recette, je me suis accrochée et la voir figurer sur le blog constitue donc une petite revanche. Choisissez impérativement des clémentines bio, car la peau des agrumes traités n'est pas comestibles. Servez ces coquelets avec un riz aux oignons caramélisés comme le faisait ma grand-maman Mimi ! Faire l'impasse sur cette suggestion serait criminel.


(Pour 6 personnes)


3 coquelets

1 céleri boule

5-6 petits panais

3 chou rave

6 clémentines bio

1 c. à s. d’huile d’olive

1 dl de vin blanc


Marinade

1 c. à c bombée de zaatar

4 c. à s. d’huile d’olive

1 c. à c. de sel

2 mandarines bio





Mélanger les ingrédients de la marinade avec le zeste des mandarines. Fendre les coquelets en deux. Déposer les sur une planche, coffre vers le haut. Introduire un couteau bien aiguisé à l'intérieur et couper d'un coup sec. Le coquelet est alors ouvert "en crapaudine". Séparer enfin les deux parties en faisant glisser le couteau le long du bréchet. Les badigeonner avec la marinade. Garder un peu pour la suite de la cuisson. Réserver au moins 2 h.


Peler les légumes. Tailler le chou rave et le céleri en quartiers, le panais en bâtonnets. Couper les clémentines en deux.

Faire chauffer l’huile dans une poêle. Faire revenir le chou rave et le céleri jusqu’à qu’ils soient tendres. Saler, ajouter les bâtonnets de panais et cuire encore quelques minutes. Déglacer la poêle avec le vin blanc.


Disposer les légumes dans un plat allant au four avec le vin blanc contenant les sucs de cuisson. Saler l’intérieur des coquelets et les déposer côté carcasse par dessus les légumes. Badigeonner avec le reste de marinade, saler. Répartir les mandarine coupées en deux et enfourner pour 45 minutes à 200 chaleur tournante. Les légumes doivent être fondants et les coquelets bien dorés. Si les extrémités commencent à noircir, couvrir de papier d'aluminium et poursuivre la cuisson. Pour ceux qui aiment, la peau des mandarines ramollie par la cuisson peut tout à fait se manger. Pour le riz, cuire simplement du riz sauvage. Émincer 2-3 oignons, les faire revenir pendant une vingtaine de minutes dans un peu d'huile jusqu'à qu'ils soient bien caramélisés. Ajouter le riz, bien mélanger et servir aussitôt.

Tous droits réservés sur les photos et textes. © vert-pomme.com

58 vues