brioche roulée au marron

Dernière mise à jour : 3 avr. 2019


Plantons le décor. Imaginez un jour froid et venteux voir pluvieux, même de la grêle pourquoi pas (tant qu'on y est, allons-y franchement). Vous rentrez chez vous transi, vous prenez une bonne douche et vous vous installez confortablement dans votre canapé avec un plaid, des gros chaussons et une bonne tasse de thé devant un roman policier ou votre série préférée. On est déjà bien avancé dans l'après-midi, le soleil ne va pas tarder à décliner. Et là vous vous dites soudainement que vous grignoterez bien quelque chose. Vous me voyez venir ?

Certes, ce ne sera pas forcément l'option la plus light, mais j'assume ! La plupart du temps je grignote des fruits secs ou un yogourt nature ( en tout cas j'essaie, et souvent j'échoue lamentablement avec un morceau de gruyère), mais parfois, surtout le dimanche, j'aime bien avoir quelque chose de réconfortant à avaler pour la petite collation de l'après-midi.

De manière générale, j'adore les brioches farcies : roulées, tressées, à effeuiller peut importe. J'aime surtout les réaliser je ne sais pas pourquoi. Je trouve aussi qu'il y a quelque chose de magique à la découpe de voir toutes ces circonvolutions régulières annonciatrices de bien des gourmandises. Même si je suis plutôt salé que sucré, je pense qu'on peut difficilement faire mieux en terme de salivation que cette belle garniture nichée au creux d'une pâte levée moelleuse à souhait. Aux noix, au chocolat, à la confiture, aux fruits secs, tout est permis. On peut citer notamment la fameuse tresse russe ou encore la babka au chocolat, une brioche qui fait partie des incontournable de la cuisine juive. Un gâteau très ancien donc, mais souvent remis au goût du jour. J'ai choisi de revisiter la mienne au marron avec un peu de poudre de noisettes et de cannelle. Même Benjamin qui pourtant déteste tout ce qui est vermicelles ou autre m'a donné son approbation. Prêts pour une part de réconfort ultime ?



(Pour la pâte levée sucrée)


250 g de farine blanche

1,5 dl de lait entier

4 c. à s. rase de sucre

1 pincée de sel

15 g de levure fraîche

50 g de beurre


(Pour la garniture)


4 grosses c. à s. de purée de marron

4 c. à s. de poudre de noisettes

2 c. à c. de cannelle

1 oeuf battu

2 c. à s. de gelée de coings





Commencer par préparer la pâte levée. Mélanger la farine, le sucre, le sel dans un cul-de-poule. Creuser un puit, verser le lait et y émietter la farine. Pétrir en une boule homogène. Ajouter le beurre en morceaux petit à petit. Veiller à bien l'incorporer avant d'intégrer les morceaux suivants. Elle va coller au début, mais c'est normal, il n'est pas nécessaire d'ajouter de la farine, ce qui déséquilibrerait la recette. A la fin du pétrissage, qui peut être fait au robot ou à la main, la pâte doit être bien souple, mais ne plus coller. Réserver sous un linge humide et laisser doubler de volume.


Etaler la pâte en rectangle, pas trop fine, à peine plus longue que large pour ne pas avoir des escargots trop fin par la suite. Répartir la purée de marron sur toute la surface à l'exception des deux bordures supérieures. Si elle n'est pas sucrée, la mélanger préalablement avec un peu de sucre roux. Saupoudrer la poudre de noisettes, puis la cannelle. Rouler en un boudin serré. Détailler 8 escargots et les disposer en rosace en laissant un peu d'espace, car ils vont gonfler à la cuisson. Badigeonner d'oeuf battu. Préchauffer le four à 180° chaleur tournante. Dorer une deuxième fois avec l'oeuf et enfourner 25-30 minutes. A la sortie du four, débarrasser sur une grille et badigeonner de gelée de coings quand la brioche est encore chaude.



Pour la recette imprimable c'est ici


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